Lundi 15 juin 2026
Souscrire une cyberassurance, c’est bien. Être réellement indemnisé en cas d’attaque, c’est une autre histoire. En 2024, plus de 40 % des entreprises ayant déclaré un sinistre cyber n’ont reçu aucun remboursement. Non pas parce que leur contrat était frauduleux, mais parce que leurs pratiques réelles ne correspondaient pas à ce qu’elles avaient déclaré lors de la souscription. Les assureurs ont profondément revu leurs exigences et, depuis 2025, ils évaluent votre système d’information avec une précision chirurgicale avant d’émettre ou de refuser une indemnisation. Dans cet article, nous détaillons précisément les nouvelles exigences pour être réellement couvert en 2026, validées par les référentiels assureurs et les pratiques du marché, pour permettre aux dirigeants et responsables IT de sécuriser leur couverture.
À retenir en 30 secondes :
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Souscrire une cyberassurance, c’est une chose. Être réellement indemnisé après une attaque, c’en est une autre. Aujourd’hui, les assureurs ne couvrent plus un risque théorique. Ils couvrent uniquement un risque résiduel, après avoir vérifié votre niveau de sécurité réel.
Ils exigent désormais :
Sans ces éléments, la souscription peut être refusée … ou l’indemnisation contestée après sinistre.
Ce changement s’explique par l’explosion des cyberattaques et notamment des ransomwares, qui ont fortement impacté la rentabilité du marché de l’assurance cyber entre 2020 et 2023.
Fini l’audit « au doigt mouillé ». Les exigences sont désormais standardisées, quel que soit l’assureur.
Par exemple : si votre prestataire vous a mis en place une 2FA par SMS en 2021 et que vous n’avez pas fait évoluer ce dispositif, votre contrat de cyberassurance est probablement exposé à un risque de nullité partielle en cas de sinistre. C’est une vérité inconfortable mais mieux vaut l’apprendre maintenant que lors d’un incident.
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Les assureurs ne se basent plus sur vos déclarations, mais sur des éléments techniques vérifiables.
Une sauvegarde non testée n’est pas considérée comme fiable. En cas d’incident, cela peut également remettre en cause l’indemnisation.
Dans certains cas, une supervision humaine (centre de sécurité – SOC managé) est attendue en complément pour garantir une réaction rapide.
Les entreprises doivent démontrer leur capacité à détecter et à gérer une attaque.
Cela implique :
Les assureurs vérifient non seulement l’existence de ces documents… mais aussi leur mise en pratique.
La gestion des correctifs (patch management) est un point critique.
Les exigences incluent :
Une faille connue non corrigée peut être considérée comme une négligence. Voici 8 exclusions à connaitre : Assurance cyber risques : 8 exclusions à connaître
Le facteur humain reste une cause majeure d’attaque.
Les assureurs exigent :
Une entreprise incapable de démontrer une sensibilisation active est considérée comme plus à risque.
Les déclarations doivent être prouvées. Les assureurs peuvent demander :
rapports de sauvegarde
preuves d’activation de la double authentification
rapports de tests de restauration
documentation des procédures
historiques de mises à jour
Un simple “oui” dans un questionnaire ne suffit plus.
Les contentieux ne reposent pas uniquement sur des clauses complexes. Les principaux motifs de refus sont :
Dans de nombreux cas, le questionnaire de souscription devient une pièce centrale en cas de litige.
Avant toute souscription ou renouvellement, les bonnes pratiques sont les suivantes :
L’objectif est simple : aligner le niveau réel de sécurité avec les exigences du contrat.
Plus votre niveau de sécurité est élevé et démontré, plus votre couverture est réelle. Les assureurs couvrent les entreprises capables de prouver qu’elles ont mis en place les bases essentielles.
Pour les dirigeants et responsables IT, l’enjeu est donc double :
Retrouvez l’essentiel à connaître sur les nouvelles exigences de cyberassurance PME dans un guide complet.
Ce guide pratique vous explique :
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